Les Sœurs de la Région d’Asie s’étaient réunies à Quezon City (Manille), entourées d’amis laïcs et religieux, des Auxiliaires du Cénacle, de membres de la Famille du Cénacle, pour une messe d’action de grâce pour ces 200 ans d’histoire de la Congrégation. La messe a été suivie d’un rituel combinant prière et kintsugi.
« Une bénédiction précieuse que nous avons reçue de Dieu est l’accompagnement fidèle de nos Sœurs du Cénacle. Tandis que le Divin Potier façonne et refaçonne nos êtres maladroits et informes entre ses mains fermes et douces, une sœur du Cénacle est toujours là pour aider à maintenir le mouvement du tour. Et chaque fois que la vie nous bouscule, que nous tombons et que nous nous brisons, une sœur du Cénacle nous aide à ramasser nos morceaux brisés, afin que nous puissions, ensemble, les offrir de nouveau au Divin Artisan pour qu’il réalise son kintsugi sur nous. »
Extrait de l’homélie prononcée par le Père Arnel Aquino, jésuite, lors de la messe de lancement du Bicentenaire du Cénacle.
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Rituel de kintsugi
« Au cours de ce rituel, alors que nous offrions nos prières pour les parties brisées de notre monde, nous ne nous sommes pas contentées de réparer le pot cassé. Nous l’avons réassemblé, morceau par morceau, comme un signe visible de notre prière. Chaque prière est devenue une invocation de la grâce guérissante de Dieu – l’or sacré – pour réparer une rupture spécifique dans notre famille humaine.
Tandis qu’une sœur du Cénacle lisait une prière, une autre plaçait un morceau brisé sur le pot. Chaque action représentait une forme particulière de fracture dans notre monde :
- Pour les régions déchirées par la guerre
- Pour les réfugiés et les migrants
- Pour notre maison commune
- Pour les personnes déplacées
- Contre les injustices structurelles et les abus de pouvoir
Nous continuons à prier pour notre monde fracturé, confiantes que nos fractures peuvent devenir des vecteurs de grâce, de résilience et de beauté.
Nous sommes invitées à ne pas détourner le regard de la fracture, mais à l’affronter avec espoir et à voir dans chaque fracture une veine d’or potentielle, et dans chaque blessure une invitation à la guérison. »


