3ème Semaine de l'Avent
à partir du dimanche 14 décembre 2025 – Dimanche de la Joie, Gaudete
L'annonce de la Joie – avec les bergers dans les champs
Passage de l’Évangile
Luc 2, 10-12 ; 15
L’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (…) Lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé ».
Préparation
Seigneur, en cette semaine de la joie, ouvre mon cœur à la Bonne Nouvelle. Fais de moi, comme les bergers, un témoin simple et émerveillé de Ta venue. Accorde-moi un cœur de pauvre, capable de recevoir et de partager la grande joie de Noël.
Composition de lieu
Transportez-vous dans les collines près de Bethléem. C’est la nuit. Il fait froid. Sentez l’odeur de l’herbe mouillée et des moutons. Écoutez le silence de la campagne, le souffle du vent. Autour d’un feu, des hommes simples, des bergers. Ils sont en marge de la société, considérés comme impurs. C’est à eux, les derniers, que la première annonce est faite. Soudain, la nuit est déchirée par une lumière glorieuse et un chant céleste.
Contemplation
J’écoute l’annonce de la bonne nouvelle de l’ange qui est la source de la joie des bergers : « vous est né un Sauveur ». J’observe la peur des bergers (« ils furent saisis d’une grande crainte ») qui se transforme immédiatement en joie. Je réfléchis au signe donné, qui est paradoxal : un Dieu tout-puissant se trouve dans la fragilité d’un bébé couché dans une mangeoire. Je suis attentif (ve) à la réaction des bergers qui est immédiate : ils se lèvent et se mettent en route. Leur joie n’est pas passive ; elle est un moteur qui les pousse vers Bethléem.
Et moi ? Est-ce que je laisse la Bonne Nouvelle de Noël être une vraie source de joie dans ma vie ? Ou suis-je blasé, habitué ? Est-ce que je crois que cette joie est aussi pour moi, ici et maintenant, dans ma pauvreté et ma simplicité ? Cette joie me met-elle en mouvement ? Me pousse-t-elle à « aller voir », à chercher le Christ dans les « mangeoires » de ma vie : les pauvres, les situations humbles, la simplicité du quotidien ?
Colloque
Je parle aux bergers : « Simples et vaillants bergers, vous avez été les premiers témoins. Partagez avec moi votre émerveillement. Apprenez-moi à écouter l’annonce des anges au milieu des nuits de ma vie. Entraînez-moi avec vous dans votre course joyeuse vers la crèche. » Puis, parlez à Jésus : « Seigneur Jésus, Toi la source de toute joie, merci de venir pour moi. Fais de mon cœur une demeure simple où Tu puisses naître et apporter Ta lumière ».
Résolution pour la semaine
Chercher activement une occasion de partager une joie simple avec quelqu’un : un appel téléphonique à une personne seule, un compliment sincère, un petit cadeau inattendu, un sourire. Devenir, comme les bergers, un messager de la Bonne Nouvelle.