4ème Semaine de l'Avent
à partir du dimanche 21 décembre 2025
Le lieu de la naissance – dans la crèche de Bethléem
Passage de l’Évangile
Luc 2, 7
« Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. »
1. Préparation
Seigneur, nous voici au seuil de Bethléem, au terme de notre chemin. Le voyage a été long. Accorde-moi la grâce de l’adoration. Fais taire en moi tout ce qui n’est pas Toi, pour que je puisse contempler le mystère de Ta naissance dans le silence et l’amour.
2. Composition de lieu
Nous sommes arrivés. J’entre dans la grotte. L’air est froid et humide. Je sens l’odeur du foin, de la paille et des animaux. J’écoute le souffle du bœuf et de l’âne, le léger vagissement d’un nouveau-né. La seule lumière vient d’une simple lanterne, qui éclaire doucement les visages fatigués mais remplis de paix de Marie et de Joseph, et surtout, le visage de l’Enfant.
3. Contemplation
Je laisse résonner en moi cette phrase : « Il n’y avait pas de place pour eux ». Je contemple Dieu qui ne s’impose pas. Il choisit le dernier lieu, la mangeoire, là où mangent les animaux. C’est le signe ultime de son humilité. Il se fait nourriture, dès sa naissance. Je prends du temps avec l’Enfant. Il est totalement dépendant, vulnérable, petit. C’est ainsi que Dieu choisit de venir nous sauver.
Et moi ? Y a-t-il de la place pour Lui dans « ma salle commune » Suis-je prêt à l’accueillir non pas dans un palais de perfection, mais dans la « mangeoire » de ma pauvreté, de mes faiblesses, de mes manques ? C’est là qu’Il veut naître.
4. Colloque
C’est le moment de l’adoration silencieuse. Je reste là, simplement. Je regarde l’Enfant Jésus. Je lui parle avec mon cœur. Je parle aussi à Marie et à Joseph, je les remercie d’avoir si bien accueilli et protégé notre Sauveur.
5. Résolution pour les derniers jours avant Noël
Faire de la place. Concrètement. Chaque jour, trouver 10 minutes de silence complet, sans téléphone ni distraction, pour simplement « être là » pour Lui, comme le bœuf et l’âne. Préparer une « mangeoire » dans mon cœur en posant un acte de pauvreté : renoncer à quelque chose (une plainte, une critique, un achat non essentiel) pour offrir cet espace à Jésus.