À Londres, fête de Ste Thérèse Couderc

Londres
À Brixton (Londres), la communauté a célébré le 26 septembre la fête de sainte Thérèse Couderc et le bicentenaire de la Congrégation dans la paroisse locale.

Notre communauté de Brixton a vécu une magnifique célébration le samedi 26 septembre, à l’occasion de la fête de Mère Thérèse et pour marquer l’année du bicentenaire. Ce fut véritablement une belle célébration de joie et de gratitude pour le don du charisme et de la mission du Cénacle.

Nous avons eu la grande joie d’accueillir Mgr John Wilson, archevêque de Southwark, qui a présidé la messe et nous a souhaité la bienvenue en nous invitant à vivre « un festival de gratitude ».

Environ 150 personnes se sont réunies dans notre église paroissiale locale, Corpus Christi, pour cette occasion particulière. Elles venaient d’horizons et de cultures très divers et avaient, au fil des années, des liens avec les Sœurs. Parmi les personnes présentes figuraient l’abbé Hugh Allan et des Pères Norbertins, ainsi que le Vicaire pour les religieux de l’archidiocèse, accompagné de Sr Sheila Moloney, DMJ (Filles de Marie et de Joseph), et de Sr Patricia Heller, SSA (Sœurs de Sainte-Anne), qui travaillent avec lui ; le chanoine Philip Andrews, secrétaire particulier de Mgr John ; le P. Matthew O’Gorman, curé de Corpus Christi, et le P. Godfrey, prêtre assistant, ainsi que plusieurs autres prêtres amis qui ont concélébré avec Mgr John.

Ce fut une véritable joie d’avoir Sr Kate, provinciale, parmi nous pour cette occasion, ainsi que nos Sœurs de Montmartre, Versailles et Dublin, avec nos Associées du Cénacle (Companions) et nos chers amis du Cénacle. Plusieurs Sœurs de différentes congrégations religieuses étaient également présentes, ainsi que de nombreux membres de notre communauté paroissiale et de nos familles.

La célébration a commencé par un chaleureux mot d’accueil de Sr Patricia, qui a évoqué les origines de la Congrégation et introduit le thème du bicentenaire : « d’argile et d’or ». Elle a invité les personnes présentes

« à reconnaître et à célébrer que nous sommes tous à la fois argile et or : l’argile qui porte un trésor : le Christ » […] et qu’aujourd’hui, comme Mère Thérèse et le Père Terme, « nous puissions donner notre propre Oui à Dieu — avec confiance, sachant que l’Esprit Saint prendra tout ce qui est ordinaire, fragile et apparemment insignifiant dans nos vies pour en faire quelque chose de beau pour la vie du monde, pour notre communauté et les uns pour les autres… quelque chose que nous ne verrons peut-être jamais, mais qui rendra gloire à Dieu aujourd’hui et pour les générations à venir ».

Mgr John a donné une homélie très inspirante (à écouter ici), témoignant de sa compréhension du don de notre charisme et de notre mission pour l’Église aujourd’hui. Il a magnifiquement repris le thème de l’argile et de l’or.

Au moment de la procession des offrandes, Sr Marion a présenté notre « vase Kintsugi », représentation de toutes les Sœurs du Cénacle et des membres de la famille du Cénacle, ainsi que des nombreuses vies et relations tissées au fil de notre histoire du Cénacle.

Les paroissiens ont participé avec générosité et enthousiasme à la célébration. Certains nous ont aidées à accueillir les personnes, tandis que les chorales ont contribué à la joie et au recueillement de la célébration par leur musique et leurs chants. Les lecteurs ont véritablement proclamé la Parole avec clarté et conviction, et les servants d’autel ont accompli leur ministère avec beaucoup de grâce et de révérence. Tout cela a contribué de manière si belle à l’atmosphère priante et joyeuse de la célébration.

Juste avant la bénédiction finale, Sr Kate a adressé à tous un message poignant de gratitude :

« […] Nous rendons grâce pour le Père Étienne Terme et sainte Thérèse Couderc, fondateurs du Cénacle, pour leur foi audacieuse et leur généreux don d’eux-mêmes. Nous rendons grâce pour les générations de Sœurs du Cénacle qui ont répondu avec fidélité et dans un esprit de service à l’appel de Dieu qui leur était adressé. Nous rendons grâce pour tous ceux et celles qui ont porté l’esprit du Cénacle dans différentes cultures, différents pays et différentes communautés à travers le monde, et particulièrement dans ce pays.
Nous sommes reconnaissantes envers toutes les personnes qui ont visité nos maisons en Angleterre et en Irlande et y ont séjourné, qui ont rencontré nos Sœurs dans divers contextes pastoraux, qui ont travaillé à nos côtés et nous ont inspirées par leur propre engagement dans la vie de l’Église et de notre société.
Et il ne s’agit pas seulement de ce qui s’est passé dans le passé ! Je veux vous remercier d’être ici avec nous aujourd’hui : Sœurs du Cénacle, frères prêtres, paroissiens, amis, membres de nos familles, collaborateurs dans notre mission — vous tous qui marchez à nos côtés. Merci pour vos encouragements, votre soutien, vos interpellations et votre témoignage, qui nous aident à être fidèles à la mission qui nous a été confiée.
Alors que nous célébrons 200 ans, nous ne nous tournons pas simplement vers le passé avec gratitude. Nous regardons aussi vers l’avenir avec espérance […] ».

L’un des moments les plus émouvants fut celui où Sr Kate invita toutes les Sœurs du Cénacle à se lever et, avec la chorale, à chanter notre chant Nostra Domine de Cenacolo. Ce fut pour nous un moment d’une profonde intensité, et de nombreuses personnes nous ont confié par la suite combien elles avaient été profondément touchées en nous entendant chanter.

Sœurs et Companions du Cénacle

Après la bénédiction finale et les photos, les festivités se sont poursuivies dans la salle de l’école. Une fois encore, nous avons ressenti le soutien de la communauté paroissiale : un boulanger professionnel à la retraite avait préparé deux magnifiques gâteaux pour l’occasion !

 Nous n’aurions pas pu célébrer ce moment si particulier sans l’aide généreuse et le soutien du P. Matthew, de notre communauté paroissiale et, tout particulièrement, des Sœurs FMM (Franciscaines missionnaires de Marie). Leur amitié, leurs encouragements et leur soutien fidèle sont une véritable bénédiction pour notre communauté.

Même si nous étions fatiguées après un week-end aussi riche et joyeux, nous étions — et sommes encore — remplies d’un profond sentiment de consolation, de gratitude et de joie.

Sr Patricia Byrne

 

Liens :

Site du diocèse

Photographies du diocèse

L'écrit du mois

Sr Cecille Tuble  – « À travers ses yeux : un parcours de bonté et de se livrer dans la maladie »

Les écrits des mois précédents

Sr Ghislaine – « Fais-moi signe » (texte avec le tableau de la Pentecôte d’Arcabas)

Sr Marielle Lobry – « Retrouver les lumières vives » (poème)

Sr Kathryn Madden  – « Incorruptibilité » (poème)

Sr Cecille Tuble  – « À travers ses yeux : un parcours de bonté et de se livrer dans la maladie »

Sr Lydia Vauthier – « Un corps livré »

Sr Michèle Jeunet – « Je veux voir Dieu »

Sr Paule de Lassus – Participer au mystère de la maternité spirituelle de l’Église

Sr Cécile Direz – « Me livrer à Lui » (poème)

Mis en musique ici

Sr Anne Powell – « La chambre haute » (poème)

Srs Anne Powell & Mary Kay – « Notre-Dame du Cénacle dans des lieux inattendus » (témoignage-essai)

Sr Anne-Catherine Simon – « Evangile selon Didyme notre jumeau »

Sr Marielle Lobry – « Petite Flamme – Histoire » (essai)

Sr Michèle Jeunet – « La spiritualité des Sœurs du Cénacle » (essai)

Prière du bicentenaire

Nous te rendons grâce et te louons, ô Dieu de bonté,

pour ton amour et ta fidélité tout au long de ces années.

Seigneur Jésus, ressuscité et porteur de tes blessures,

tu marches avec nous, main dans la main, cœur à cœur.

Tu nous appelles à écouter profondément ton message : Pas sans toi.

Nous sommes d’argile et d’or, ô Christ ressuscité :

fragiles et précieuses, tenues ensemble et illuminées par ta grâce.

Aide-nous à voir le monde avec un regard de bonté

et à nous abandonner à toi, dociles à ton Esprit.

Aide-nous à oser rencontrer nos sœurs et nos frères

dans une humble réciprocité et une vulnérabilité partagée,

afin que, pèlerines avec les pèlerins,

nous transformions chaque lieu en Cénacle,

en bénédiction et en espace du cœur,

et soyons véritablement de joyeuses porteuses d’espérance.

Amen

Un mois avec la communauté de Toulouse

Sr Marie Claudine

C’est les trois dimensions de notre mission vécue avec mes sœurs qui m’ont marquée. Et, j’ai beaucoup aimé cette expérience.

À chaque prière communautaire, celles qui ne peuvent pas être présentes à cause de leur engagement apostolique ou autres raisons ne sont pas oubliées. J’ai senti une vraie communion de cœur dans notre prière.

J’ai également goûté les temps de prière avec les jeunes « Céna club », ainsi que la prière partagée chaque mercredi.

J’ai profité des visites comme celle de la basilique de Saint-Sernin et de Lourdes.

 

À chaque prière communautaire, celles qui ne peuvent pas être présentes à cause de leur engagement apostolique ou autres raisons ne sont pas oubliées. J’ai senti une vraie communion de cœur dans notre prière.

J’ai également goûté les temps de prière avec les jeunes « Céna club », ainsi que la prière partagée chaque mercredi.

J’ai senti que la communauté est réellement un lieu où règnent la joie partagée, la reconnaissance mutuelle, la souplesse et la disponibilité de chacune, les détentes (quelques fois avec les jeunes professionnelles), l’ambiance communautaire. C’est un lieu où on partage bien sûr le repas fraternel.

Ce n’est pas par hasard que je suis arrivée dans cette communauté, c’est la grâce de Dieu. L’aide de la communauté pour toutes les démarches qui ont été effectuées concernant la validation de mon visa et les dossiers de mes études m’ont touché énormément.

Pendant ce temps, j’ai pu faire du jardinage dans le jardin de la communauté et aussi aller chez une amie du Cénacle à la campagne à Saint Frajou. Il y avait une très bonne ambiance pendant notre jardinage ensemble. Chacune était très contente de jardiner. Quelle ambiance ! J’ai aussi pu participer à la cuisine (cuisiner).

Je suis également allée à « La Casela », une espace de fraternité pour toutes les femmes avec enfants de moins de 3 ans ou sans enfants, on a vu dans cet endroit des personnes de différents pays.  Ce lieu est un endroit où on vit la convivialité, l’accueil mutuel, un lieu d’écoute, de rencontre et de partage. C’était vraiment comme une vie familiale.

Ce lieu a été très intéressant pour moi parce qu’il y a eu de l’apprentissage du français et un atelier de cuisine et de pâtisserie.

Lors de cette expérience, j’ai vécu de la joie, de l’ouverture, du partage. J’ai aussi ressenti la compréhension réciproque, la confiance en soi, la volonté d’initialiser quelque chose que je ne connais pas encore. Tout cela m’a permis de vivre profondément la souplesse et la disponibilité. Malgré mon mauvais français, j’ai pu vivre librement cette expérience et j’en ai beaucoup profité.

La suite de mon expérience à Lyon m’a permis de visiter les archives dans ce lieu et cette maison historique. Les différentes visites m’ont donné plus de connaissance sur l’histoire de la congrégation. J’ai eu beaucoup d’espérance et j’ai été confirmée dans ma vocation.

Ce qui m’a beaucoup touché, c’était le moment où j’ai vu directement le corps de Mère Thérèse Couderc à Lalouvesc. J’ai vu également les reliques de François Régis et du Père Terme.

En fait, tout ce que j’ai vécu pendant mon expérience m’a fait grandir en Christ et a augmenté mon amour de la Congrégation. Je peux dire que maintenant, j’ai mieux compris le sens du passage de l’internationalité à l’interculturalité.

Relecture de la première partie de mon expérience (Rome)

Sr Alidah
« Dieu est Bon, plus que bon, il est la Bonté »

C’est une joie pour moi de partager l’expérience que j’ai vécu à Rome. Pour commencer, je vais expliquer le symbole que j’ai reçu à la fin de notre temps ensemble. À l’ouverture de notre expérience, les accompagnatrices nous ont demandé de chercher un symbole et j’ai choisi une PIERRE. Je vois en ce symbole l’endurance, soit pour la vie spirituelle, soit pour la vie humaine. C’est pour cela que j’ai encore repris, à la fin de l’expérience, le même symbole « pierre ».  Car durant l’expérience vécue, ma foi est devenue forte, ma vocation dans cette congrégation est davantage confirmée.

J’ai mis ensuite l’EVANGILE sous mon symbole « pierre », car l’Evangile m’a accompagné tout au long de mon expérience. Par l’Evangile d’aujourd’hui, par exemple, j’ai entendu la demande de Jésus à Bartimée : que veux-tu que je fasse pour toi ?

J’ai déposé également autour de l’Evangile et de ma pierre les NOMS de toutes les personnes qui m’ont accompagnée, ainsi que les LIVRES que nous avons utilisé durant l’expérience à Rome.

Comme, les sœurs accompagnatrices ont donné des pistes pour le partage final, je suis beaucoup marquée par une proposition de donner UN NOM à Dieu : qui est- Il pour moi ? Donc, j’ai nommé Dieu : DIEU GENEREUX. Car Dieu m’a tout donné, Il a fait des grandes choses pour moi. Nous avons beaucoup visité des lieux et quand nous avons été au CIRCO MASSIMO et au COLISÉE, je suis beaucoup touchée par les dernières prières des martyrs chrétiens avant que les lions les dévorent. Le sang des martyrs a vraiment coulé partout dans la Rome antique. L’histoire des martyres m’a fait grandir spirituellement et humainement.

En résumé, pour moi, tous les lieux que nous avons visités sont des lieux des martyrs. J’ai compris la parole du Christ : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Mt 16,24. C’est cela aussi que Mère Thérèse Couderc dit clairement dans le « Se Livrer » :  » Ne reculer devant aucun des petits sacrifices qui peuvent servir à notre avancement dans la vertu ». La Croix est un chemin de SAINTETÉ.

Merci infiniment à vous la communauté du généralat de nous avoir donné Susay , Hanitra, Helena, qui nous ont accompagné jusqu’au bout, ainsi que Beth qui nous a rejoint en chemin.  En un mot : Merci beaucoup !

DIEU GENEREUX

Seigneur mon Dieu, je te remercie De tout mon cœur 

Ton amour est répandu toute la terre

Tu es toujours avec moi

Mon cœur est alors rempli de joie 

 

Tu ne m’abandonne jamais même quand j’ai péché 

Seigneur ! Merci pour toutes merveilles 

Je n’arrive pas à dire en détails 

 

Tous les jours Tu es GENEREUX grâce à ton amour 

Tu me donne tout sans retour

et alors je Te dis 

Seigneur je Te confie

 

Enseigne-moi ton chemin pour mieux répondre à ton appel 

Je crois que Tu ne me laisses pas seule 

Tu es là ! Ma vie est belle 

Je te rends grâce de tout mon cœur 

Avec Toi, je suis très fière 

 

Seigneur ! Je te demande une seule chose

Une question vient de toi qui se pose

Que veux-tu que je fasse pour toi sœur ?

Et je Te dis avec mon cœur ouvert 

Donne-moi un cœur qui sait aimer 

Car Tu es un DIEU GENEREUX !!!

« Le Seigneur a fait pour moi des merveilles »

Sr Rufine

L’expérience internationale a ouvert mon cœur et mon esprit à vivre la diversité et l’interculturalité. Cette expérience est un cadeau de Dieu pour moi afin que je puisse goûter profondément la richesse culturelle. Je suis restée 11 jours à Rome, le temps est passé très vite. J’ai vécu cette expérience avec liberté et j’ai découvert que Rome est riche de l’histoire chrétienne comme celle de Pierre et Paul, des martyrs, de Saint Ignace, ainsi que des différents monuments romains.

Quand je suis entrée au Vatican, dans la basilique Saint-Pierre, j’ai vu de nombreux autels et chaque autel avait une messe ; cela me rappelle le « se livrer » de sainte Thérèse Couderc : elle a entendu le son de la cloche et a vu plusieurs autels où le sang de l’agneau coulait sur chaque autel. J’ai aussi participé à la messe dans la chapelle où on voit clairement le trône de Saint-Pierre. J’ai vécu cela avec une grande joie intérieure et une foi profonde. Tout cela me pousse à rendre grâce à Dieu.

Aux Trois Fontaines où Saint Paul a été martyrisé, la tête de Saint Paul a rebondi trois fois sur le sol. Ce Saint a beaucoup souffert mais n’a pas eu peur, il était prêt à mourir dans la foi. Je suis très touchée par cette attitude de Saint Paul et cela m’a fait penser qu’il y a de la souffrance à endurer dans la vie et après la souffrance, c’est la vraie vie. Le martyr Saint Paul m’a aidé à m’attacher au Christ et a renforcé ma foi.

En ce qui concerne saint Ignace de Loyola, j’ai visité sa chambre, l’endroit où il a écrit les Exercices Spirituels. Ce qui m’a beaucoup touché, c’est que sa chambre est très étroite, simple, ce qui signifie qu’en le voyant, je me suis dit que c’est un signe de sa sincérité de vie et de son détachement total des richesses terrestres. Pour toutes ces découvertes, je ne cesse pas de rendre grâce à Dieu qui m’a montré ses merveilles.

À Versailles, j’ai vécu avec la communauté durant 1 mois. Cela est un don de Dieu. Ce qui m’a touché c’est qu’il y a beaucoup de types d’animation spirituelle dans ce Centre. Je suis très heureuse parce que la communauté m’a permis d’assister à quelques animations comme celle de « goûter et partager la parole de Dieu », « Matinée Spirituelle », « Week-end spirituel » et « lectio Divina ». Dans tout cela, j’ai ouvert mon cœur, mon âme et mon esprit pour accueillir des fruits.

L’organisation communautaire qui donne place à la prière ensemble a ancré mon cœur dans le Christ ; le partage profond avec foi et confiance de chacune pendant la prière partagée tout le dimanche m’a permis de vivre l’expérience de la communauté des disciples avec Jésus. J’ai participé aussi à la vie courante. J’ai reçu beaucoup de choses qui m’aident à vivre ma vocation dans la vie à Versailles.

À Lyon, lieu historique de notre Congrégation, j’ai reçu beaucoup de grâce. Ce qui m’a touchée c’est la chambre de Sainte Thérèse Couderc qui m’a fait comprendre son humilité, son silence, son « se livrer », sa simplicité. Dans sa chambre j’ai vu les objets qu’elle a utilisé : aiguille, ciseau, linge, bout de papier avec des paroles de Dieu … je suis convaincue que c’est dans la vie quotidienne qu’on trouve la vraie vie, le vrai bonheur qui donnent la vie éternelle.

A Lalouvesc, quand je suis entrée à la basilique Saint Régis, je sens que le corps de Mère Thérèse accueille toutes les personnes qui viennent dans cette basilique. Je suis touchée quand j’ai vu la Bonté sur le visage de sainte Thérèse Couderc, son amour infini, sa simplicité, son cœur grand comme le monde…

J’ai confirmé mon offrande avec Mère Thérèse à Notre Dame D’Ay.

C’est un cadeau aussi que j’ai pu visiter la maison natale de Mère Thérèse au Mas. J’ai pu y rester quelques jours. C’est un miracle pour moi que cette maison est encore là. J’ai pu imaginer les qualités de la famille de Mère Thérèse : sociable, chrétienne et solidaire.

Je te rends grâce mon Dieu de m’avoir appelée et choisie. Je suis également reconnaissante à toute la Congrégation qui m’a permis de vivre cette expérience,

J’ai reçu beaucoup de merveilles qui marquent ma vie.

Mon expérience interculturelle

Sr Lucie

La première chose qui m’a frappé c’est l’accueil chaleureux des sœurs, avec tous les gestes d’amour exprimé partout même dans la chambre. Cela m’a donné beaucoup de joies.

Cette expérience m’a fait sentir que je suis précieuse aux yeux de Dieu et que je dois toujours être heureuse de la grâce qu’il me donne chaque jour.

A Rome, ma visite des tombeaux des martyrs m’a touché. J’étais spécialement frappée par l’histoire de Pierre.  J’ai senti que Pierre était une personne simple qui n’avait pas beaucoup de connaissances intellectuelles, mais il est devenu Saint. Je suis convaincue que je ne dois pas attendre pour devenir un grand expert pour pouvoir faire ma mission. C’est ma capacité d’utiliser ce que Dieu me donne qui est la plus importante.

En France, les moments les plus forts pour moi ce sont nos jours à Lalouvesc, là où j’ai vu directement la corp de Mère Thérèse dans la basilique de Saint Jean François Régis. J’étais également très heureuse de découvrir l’ancienne place de la châsse dans notre maison source. Les nombreux souvenirs laissés par Mère Thérèse et Père Terme, François Régis sont précieux pour moi. Les objets spirituels m’ont fait comprendre leur manière d’aider les autres et leur bon esprit en aimant tout le monde.

J’étais touchée par le lien entre St François Régis et Mère Thérèse. J’ai trouvé de bons souvenir de Mère Thérèse dans le Musé de Saint François Régis.

À la basilique Saint Paul à Rome

Je garde beaucoup de choses sur la vie de Mère Thérèse, mais je veux dire tout simplement que mon contact avec elle ravive en moi le désir de vivre davantage la simplicité de notre fondatrice et de son amour de prière. Que cela m’aide à aimer chacune de mes sœurs quelques soient leur limite, à aimer également toutes personnes, spécialement celles que je rencontre dans la mission que la Congrégation me confie.

Ilna

J’ai découvert le Cénacle en janvier 2023 sur invitation de Noémie.

En effet, ce fut une période où j’étais très dépressive et je n’avais goût ni à la fête ni à rien. Ainsi, sur insistance de mon cher époux on s’y était rendu.  Dieu est simplement merveilleux.  Il m’a redonné la force, l’espoir et le goût à la vie fraternelle suite à l’accompagnement de la sœur Lydia.

 

A l’occasion, mon époux et moi avions découvert la fraternité et nous l’avons intégrée avec joie. Cette joie ne cesse de grandir avec les rencontres et surtout avec l’engagement.

Merci à Dieu tout puissant.

Qu’il comble la vie des sœurs du Cénacle.

Michèle

J’ai rencontré les sœurs Laurence et Simone à Zinvié (Bénin) chez les sœurs Clarisse, auprès de qui j’étais venue faire une retraite de 3 jours en février 2019.

Le dimanche au cours de la messe, le prêtre les avait publiquement remerciées pour le travail d’accompagnement qu’elles ont accompli auprès des novices de la communauté. À la sortie, je me dépêche de les rattraper pour en savoir plus sur l’accompagnement et j’ai ainsi reçu les prospectus du Cénacle de Vogan.

Quelques mois plus tard j’ai programmé ma 1ere retraite au Cénacle et j’ai aimé l’accompagnement. Chaque année, je viens au Cénacle pour diverses retraites et j’en sors toujours plus vivifiée à vivre la spiritualité ignatienne.

J’ai découvert le programme de formation FAS (Formation à l’accompagnement spirituel) et m’y suis inscrite, tout en suivant le programme d’Initiation Théologique et Pastorale de Cotonou. J’y ai rencontré Narcisse qui y était déjà un an plus tôt. Lors d’une retraite de 8 jours à Vogan, je croise encore Narcisse et l’idée de faire quelque chose à Cotonou commence à faire son chemin en moi. J’ai appelé Narcisse et lui fit part de mon idée. Il m’informe alors que l’idée est déjà en cours de réalisation avec des amis qui avaient déjà fait le cheminement et qui souhaitent une continuité des fruits de ce cheminement. C’est ainsi que commence une série de rencontres, souvent à Vogan ou à l’EITP et après auprès des membres de la Fraternité naissante. J’ai été émerveillée de découvrir des personnes qui partageaient les mêmes valeurs de partage et j’ai décidé de m’engager encore plus pour vivre les valeurs du Cénacle. Cet engagement a été concrétisé à la Pentecôte 2024. Merci Seigneur pour tes merveilles.

Acte d'offrande

Seigneur Jésus, je m’unis à votre sacrifice, perpétuel, incessant, universel. Je m’offre à vous pour tous les jours de ma vie et pour chaque instant du jour, selon votre très sainte et très adorable volonté.

Vous avez été la victime de mon salut, je veux être la victime de votre amour.

Agréez mon désir, acceptez mon offrande, exaucez ma prière : que je vive d’amour, que je meure d’amour et que le dernier soupir de mon cœur soit un acte du plus parfait amour.

Ainsi soit-il

Bonté

J’ai eu il y a quelques jours une vue qui m’a bien consolée.

C’était pendant mon action de grâce que je fis quelques réflexions sur la bonté de Dieu, et comment ne pas y penser dans ces moments-là, à cette bonté infinie, bonté incréée, source de toutes les bontés ! et sans laquelle il n’y aurait aucune bonté ni dans les hommes, ni dans les autres créatures… J’étais extrêmement touchée de ces réflexions, lorsque je vis écrit comme en lettres d’or ce mot Bonté que je répétais depuis longtemps avec une indicible douceur. Je le vis, dis-je, écrit sur toutes les créatures animées et inanimées, raisonnables ou non, toutes portaient ce nom de bonté, je le voyais même sur la chaise qui me servait de prie-Dieu. Je compris alors que tout ce que ces créatures ont de bon et tous les services et les secours que nous recevons de chacune d’elles est un bienfait que nous devons à la bonté de notre Dieu, qui leur a communiqué quelque chose de sa bonté infinie, afin que nous la rencontrions en tout et partout.

Mais tout ce que je vous dis là n’est rien ; si je pouvais vous dire quelque chose de ce que j’ai éprouvé dans ce moment-là, à la bonne heure, mais impossible de le rendre, ce qui est Divin ne se rend pas. Seulement, je ne m’étonne plus que les saints fussent ravis à la vue de cette bonté que tant d’âmes connaissent si peu ; cette impression m’a duré plusieurs jours pendant lesquels je ne pouvais prendre de goût à rien qu’à ce que j’avais vu et éprouvé.

 

Lettre de Mère Thérèse Couderc à Mère de Larochenégly, Supérieure générale, 10 août 1866 (extrait)

Se livrer

Dimanche 26 juin [1864]
« Déjà plusieurs fois Notre-Seigneur m’avait fait connaître combien il était utile pour l’avancement d’une âme qui désire sa perfection de se livrer sans réserve à la conduite de l’Esprit Saint. Mais ce matin il a plu à sa divine Bonté de m’en donner encore une vue toute particulière. Je me disposais à commencer ma méditation lorsque j’ai entendu le son de différentes cloches qui appelaient les fidèles à l’assistance aux divins Mystères. Dans ce moment, j’ai désiré m’unir à toutes les messes qui se disaient et ai pour cela dirigé mon intention afin d’y participer. Alors, j’ai vu d’une vue générale, tout l’univers catholique et une multitude d’autels où s’immolait en même temps l’adorable Victime. Le sang de l’Agneau sans tache coulait en abondance sur chacun de ces autels qui m’apparaissaient environnés d’une fumée fort légère qui s’élevait vers le ciel. Mon âme était saisie et pénétrée d’un sentiment d’amour et de reconnaissance à la vue de cette satisfaction si abondante que Notre-Seigneur offrait pour nous. Mais j’étais aussi dans un grand étonnement de ce que le monde entier n’en était pas sanctifié. Je demandai comment il se faisait que le sacrifice de la Croix n’ayant été offert qu’une seule fois ait été suffisant pour racheter toutes les âmes, et que, renouvelé tant de fois, il ne suffit pas à les sanctifier toutes. Voici la réponse que j’ai cru entendre : Le sacrifice est sans doute suffisant par lui-même, et le sang de Jésus-Christ plus que suffisant pour la sanctification d’un million de mondes, mais les âmes manquent de correspondance et de générosité. Or, le grand moyen d’entrer dans la voie de la perfection et de la sainteté, c’est de se livrer à notre bon Dieu.

Mais qu’est-ce que “se livrer” ? Je comprends toute l’étendue du sens de ce mot : se livrer, mais je ne puis l’expliquer.
Je sais seulement qu’il est très étendu, qu’il embrasse le présent et l’avenir.

Se livrer, c’est plus que se dévouer, c’est plus que se donner, c’est même quelque chose de plus que s’abandonner à Dieu.
Se livrer enfin, c’est mourir à tout et à soi-même, ne plus s’occuper du moi que pour le tenir toujours tourné vers Dieu.
Se livrer, c’est encore ne plus se chercher en rien, ni pour le spirituel, ni pour le temporel, c’est-à-dire ne plus chercher de satisfaction propre mais uniquement le bon plaisir divin.

Il faut ajouter que se livrer, c’est aussi cet esprit de détachement qui ne tient à rien, ni pour les personnes, ni pour les choses, ni pour le temps, ni pour les lieux. C’est adhérer à tout, accepter tout, se soumettre à tout.
Mais on va croire peut-être que cela est bien difficile à faire. Qu’on se détrompe, il n’y a rien de si facile à faire et rien de si doux à pratiquer. Le tout consiste à faire une seule fois un acte généreux, en disant avec toute la sincérité de son âme : “Mon Dieu, je veux être tout à vous, daignez accepter mon offrande.” Et tout est dit. Avoir soin désormais de se tenir dans cette disposition d’âme et ne reculer devant aucun des petits sacrifices qui peuvent servir à notre avancement dans la vertu. Se rappeler que l’on s’est livré.

Je prie Notre-Seigneur de donner l’intelligence de ce mot à toutes les âmes désireuses de lui plaire, et de leur inspirer un moyen de sanctification si facile. Oh ! si l’on pouvait comprendre à l’avance quelles sont les douceurs et la paix que l’on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu ! Comme il se communique à l’âme qui le cherche sincèrement et qui a su se livrer. Que l’on en fasse l’expérience et l’on verra que c’est là où se trouve le vrai bonheur que l’on cherche en vain sans cela.

L’âme livrée a trouvé le paradis sur la terre, puisqu’elle y jouit de cette douce paix qui fait en partie le bonheur des élus. »